Fran et Jim
Fran Lejeune et
Jean-Michel Rolland
JEAN-MICHEL ROLLAND
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FRAN

JIM



THE GAP


“The Gap” est une performance audiovisuelle live qui déconstruit le dernier discours de Margareth Thatcher à la Chambre des Communes du 22 novembre 1990.

Quatre occurrences du même discours - où elle donne sa vision du socialisme et du fossé entre les riches et les pauvres - sont manipulées en temps réel pour donner une nouvelle réalité à cette rhétorique politicienne.
Alors que la réalité s’applique aux objets et aux événements, la vérité ne peut s’appliquer qu’à la parole et comme nous le savons, la vérité ne sort presque jamais de la bouche des politiciens. Les 53 secondes du discours que j’ai choisies reflètent la disparité des différents points de vue que l’on peut avoir de la vérité. Ces 53 secondes sont reconstruites en une cacophonie d’environ 15 minutes où différents effets sont utilisés : la répétition des mêmes groupes de mots fonctionnent comme une propagande, des flash de lumière alertent le spectateur du danger, la transparence des images superposées révèlent les états d’esprit internes, les variations de vitesse, affectant la hauteur du son, transforment la discussion en un show comique à base de stéréotypes. Enfin, la distorsion des images - transformant les acteurs en sortes de fantômes - nous montre leur côté obscur.
“The Gap” is a live audiovisual performance that deconstructs Margaret Thatcher’s last speech in the House of Commons on November 22, 1990.

Four instances of the same speech - where she gives her own truth about socialism and the gap between the rich and the poor - are manipulated in real time to give a new reality to this politician perspective.
As reality applies to objects and events, truth can only apply to discourses and thoughts and as we know, truth almost never comes out from the mouth of a politician. The 53 seconds I chose from the whole discussion are relevant of the different points of view one can have from truth. These 53 seconds are rebuilt into a cacophony of about 15 minutes where different effects are uses : repetitions of the same groups of words operate as propaganda, flashes of colours alerts the viewer of a danger, transparency of the superimposed images reveal the inner states of minds, changes in the speed affecting the tune turn the discussion into a show using comic stereotypes. At last, distortions of the images - turning the actors into kinds of ghosts - make us see a new dark side of them.